On reste dans un cas, comme dans l'autre, dans le cadre du péché mortel (gourmandise et luxure).
Et le pique-nique innocent de jeunes gens habillés de pureté vire à la chasse à la culotte.
Au moment même où tout s'accélère, la caméra s'attarde sur des élements non fortuits : le verre qui se renverse et qui mouille la nappe, le couteau dans la pastèque, les cerises avec la queue cassée. Les éléments choisis, parmi lesquels les fraises si goulûment mangées par les copines d'Alizée, tournent au rouge. comme pour rapeller qu'un jour prochain, l'hymen sera brisé...
Mais si le réalisateur use et abuse des élements sucrés (dragibus, chamalows...), c'est pour signifier quà cet âge-là, les amours sont friandises. On minaude, on flirte, on joue à se courir après, mais ça reste innocent.
La dernière image - l'abeille venant butiner le pistil de la fleur- laisser augurer des amours moins naïves...



